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La féminisation des métiers juridiques

La féminisation des métiers juridiques
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Auteurs : Victoire. B

Nous connaissons tous les grandes figures féminines, telles que Simone Veil (première femme à la tête du Parlement européen), Simone Rozes (première et seule femme présidente de la Cour de cassation en 1984) ou encore Jeanne Chauvin la première femme à avoir prêté serment en 1900 (alors que les femmes n’avaient pas encore le droit de vote).

De nos jours, de plus en plus de femme s’intéressent aux métiers du droit. Serait- ce pour rendre hommage à celles qui leur ont ouvert la voie, ou tout simplement pour mettre en avant leur capacité et leur ténacité à briller dans un métier du secteur public.

En tout cas, d’après Le club des juristes, aujourd’hui nous comptons 55% de femmes avocats, et 65,5% des magistrats, 35% des huissiers, 55% des notaires et plus de 67% des juristes d’entreprises sont des femmes.

 

Les femmes notaires

Les femmes représentent 53% du notariat, contre 14% il y a 20 ans. Dans une profession encore marquée par des codes très masculins, elles se sont regroupées en réseau, à l’initiative de la notaire parisienne Barbara Thomas-David avec “Notaires au féminin. com”. 

La part des femmes notaires titulaires ou associées atteint 45 % fin 2021. Elle progresse de façon continue depuis 2000, avec une nette accélération depuis 2010 (25,9 % en 2010 et 14,5 % en 2002). Au 31 décembre 2021, la profession comptait 9 182 femmes notaires (55 %, contre 14,5 % en 2000) et 7 565 hommes.

La modernité de cette profession tient non seulement à sa maîtrise des nouvelles technologies, mais également à sa féminisation.

 

Les femmes avocates

Dans l’histoire, les femmes ont toujours eu du mal à trouver leurs places dans la société. Notamment dans les métiers du chiffre et du droit où des grandes décisions doivent souvent être prises. Chez les avocats c’est « l’affaire Popelin » qui permet aux femmes de défendre pour la première fois leurs causes auprès des professions juridiques. En 1888, Marie Popelin est diplômée avec reconnaissance en droit à l’Université de Belgique. C’était la première fois qu’une femme s’inscrivait dans cette filière. Suite à cette réussite, Marie Popelin fait la demande d’être inscrite sur le tableau de l’ordre des avocats, une demande qui sera refusée par la Cour d’appel. Les motifs du refus s’appuyant sur des préjugés biologiques tels que la faiblesse des femmes par rapport aux hommes, leurs places dans la société et leurs exigences maternelles, ou encore leur incapacité à prendre des grandes responsabilités et de lourdes décisions. Les arguments n’étant pas de nature juridique, Marie Popelin décide de continuer son combat et crée la Ligue belge du droit des femmes. Accompagné par plusieurs femmes et hommes, son principal objectif était de pousser les femmes à s’intéresser de plus en plus aux métiers du droit, mais surtout pour revendiquer l’accès des femmes dans ces métiers. Au fil des années, Marie Popelin aperçoit petit à petit le bout du tunnel, mais il faudra attendre la loi du 7 avril 1922 avant que la femme n’accède au métier d’avocat.

 

Les femmes huissiers

La féminisation de la profession d’huissier de justice remonte à la loi n° 48-460 du 20 mars 1948. Cette loi a donné aux femmes l’accès à un certain nombre de professions publiques et ministérielles. Le 6 décembre de cette année, Marcelle Planchin était la première huissière de justice et depuis ce jour, le nombre de femmes composant la profession ne cesse d’augmenter, pas égal à celui des hommes. Depuis les années 1950, l’intégration des femmes dans la profession s’est faite à un rythme extrêmement lent. En 2000, elles ne représentent que 18,9 % des effectifs de la profession. Outre l’accès des femmes au corps professionnel, le levier du diplôme constitue l’une des principales explications de cette féminisation. En effet, la démocratisation des systèmes d’enseignement a permis aux femmes de s’intéresser davantage aux métiers juridiques et de s’affirmer un peu plus dans un milieu qui était perçu comme masculin les années précédentes. 

Cette féminisation peut aussi être expliquée par le côté sensible des femmes qui est un atout important dans l’écoute des clients, utile dans les métiers comme le notariat par exemple. Les femmes notaires.

La place des femmes dans les cabinets

 

On a mis du temps pour le comprendre, mais la parité homme/femme au sein des cabinets est aujourd’hui une source de performance majeure. Il existe de nombreux avantages à faire travailler des femmes dans des cabinets d’avocats :

Les femmes ont une approche différente de celle des hommes, elles ont la capacité d’écouter activement et attentivement, c’est aussi ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle » et qui est recherchée par la clientèle.

Les femmes n’ont pas la même vision de la performance que les hommes. Ce regard sur les performances est personnel et chacun peut avoir un regard différent. Selon une étude, on dit que contrairement aux hommes, les femmes ne recherchent pas directement la performance, mais cherche plutôt à comprendre et à répondre aux besoins de la personne. Ce qui fait de la mixité un atout pour le cabinet dont il ne peut plus se passer aujourd’hui.

Enfin, du fait de sa vie au quotidien, la femme possède une capacité d’adaptabilité très développée. En effet, elle peut facilement prouver son efficacité grâce à sa faculté de travailler en multitâches dans sa vie personnelle et qu’elle peut aussi mettre en œuvre dans sa vie professionnelle.

 

Aujourd’hui la quête des femmes vers les métiers de la justice et du chiffre est encore en pleine évolution. En 2024, 3 femmes sont à la tête de 3 ordres différents :

 

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